Le blog de Patrice Armusieaux

12 août 2019

Alsace : Le chauffage au bois, une source de pollution non négligeable de l’air de nos maisons !

Agréable et plébiscité parce qu’il utilise une énergie renouvelable, le chauffage au bois est aussi un émetteur non négligeable de pollution de l’air intérieur.

Il charme l’œil, titille le nez, pétille aux oreilles, réchauffe les os transis… et encrasse les organismes. Faire un feu dans son salon, ce n’est pas seulement réchauffer l’ambiance et être un adepte des énergies renouvelables. C’est aussi - que vous soyez équipé d’une antique cheminée ou d’un poêle à bois flambant neuf - une source de polluants de l’air intérieur.

Le chauffage au bois «est à l’origine d’émissions de polluants qui peuvent (…) contribuer significativement aux épisodes de pollutions atmosphériques», soulignait l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) à l’automne 2018, et «l’exposition à court et à long terme aux polluants émis par la combustion de bois produit des effets néfastes pour la santé», opinait l'Oberservatoire de la Santé d'Ile de France dans une revue de littérature publiée en décembre. D’abord, par l’infiltration de l’air extérieur, sali notamment par la cheminée des voisins. Mais aussi par contact direct avec les polluants émis par notre propre cheminée.

Une équipe de chercheurs italiens a ainsi fait le test dans deux appartements d’une zone périurbaine à 40 km de Rome, équipés de poêles à granulés qui chauffaient 6 à 8 heures par jour. Après 18 jours de collecte des polluants à l’extérieur et à l’intérieur de l’appartement, les auteurs de l’étude publiée dans la revue Chemosphère concluent: oui, les particules fines retrouvées à l’intérieur des logements viennent essentiellement de l’air extérieur ; mais «des quantités très élevées de cuivre et de manganèse, éléments susceptibles de générer un stress oxydatif, sont rejetées dans l’environnement lors de l’élimination des cendres» des dispositifs de chauffage; et leur concentration reste importante au long cours même si l’opération de nettoyage est rapidement menée. Le chauffage au bois peut donc, expliquent-ils, «affecter de manière importante la qualité de l’air intérieur, même avec des appareils utilisant des technologies avancées».

 

Quels risques pour la santé?

La combustion du bois émet des particules fines, du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, des organochlorés, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (les HAP), des composés organiques volatils et du dioxyde de soufre. Des polluants asphyxiants, irritants, inflammatoires, neurotoxiques, cancérigènes, mutagènes… Et si l’on connaît la nature des polluants émis, leur devenir dans l’air intérieur a été peu étudié (il est différent de celui des polluants disséminés dans l’air extérieur, davantage brassé, avec des températures différentes, soumis aux effets du rayonnement solaire, etc…).

Parmi les risques pour la santé, les particules fines exposent à des risques de pathologies chroniques comme les maladies cardiovasculaires, respiratoires et neurologiques, et au cancer. Des troubles de la reproduction et du développement de l’enfant ont aussi été rapportés, et un rôle dans certaines maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson) a été soupçonné. Dans les pays en voie de développement, un risque accru d’infections respiratoires, notamment de pneumonie, de BPCO, de cancer du poumon, a été imputé à la forte exposition des femmes et enfants au feu de bois, de même qu'un petit poids de naissance.

Privilégier les foyers fermés

Pour limiter l’exposition, il est d’abord recommandé d’éviter les foyers ouverts, et d’utiliser un appareil récent. Dans un avis de décembre 2015, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) notait que «le parc domestique d’appareils de chauffage au bois se caractérise par 50% d’équipements non performants (appareils datant d’avant 2002 et foyers ouverts) qui sont très polluants: ils émettent notamment 80% des particules fines issues du chauffage au bois individuel.»

Utilisé en chauffage principal, un foyer ouvert ou un foyer fermé antérieur à 2002 émettrait ainsi plus de 90 kilogrammes de particules en un an, contre seulement... 3 kilos pour un foyer fermé labellisé «Flamme Verte» 5 étoiles. Soit 30 fois plus!

L’Ademe notait cependant que «les émissions de particules primaires estimées pour l’ensemble des appareils Flamme Verte, sont issues de mesures réalisées» lors d’une utilisation idéale de l’appareil, précisait l’Ademe dans le même document, et «ne prennent pas en compte les phases émissives d’allumage, de fin de combustion, ou le fonctionnement à allure réduite.»

Outre le bon usage et le bon entretien de l’appareil, l’essence et la qualité du bois choisi influence également la quantité de polluants émise (chêne et résineux sont bien plus «sales» que le hêtre ou le charme, le bois ne doit pas être trop humide, les petites bûches sont à privilégier) et la technique d’allumage (les systèmes d’allumage «inversé», par le haut, sont recommandés) joue sur la quantité de polluants émis. Sans oublier de renouveler régulièrement l’air intérieur du logement... même s’il fait froid dehors.

 

Je remercie Le Figaro.fr et Vivre dans une Alsace propre !

 

 

 

 

 

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11 août 2019

G7 à Biarritz : Emmanuel Macron propose un sommet « inclusif » sans la société civile

Du 24 au 26 août 2019, la France accueille à Biarritz le sommet du G7. À ce jour, le gouvernement n’est prêt à accorder qu’une dizaine d’accréditations aux ONG, soit la plus faible représentation des organisations de la société civile depuis 2005. Les conditions d’accès de la société civile à la presse pendant le sommet restent floues. Ces restrictions rompent avec une longue tradition d’ouverture à la présence de la société civile lors des sommets du G7.

La France a placé le G7 2019 sous le signe de la lutte contre les inégalités, thème au cœur de l’action des ONG. Les engagements pris par les leaders du G7 seront scrutés par les ONG et elles veilleront à leur mise en œuvre effective tant dans les pays du G7 qu’au-delà. Les 7 pays sont loin d’être exemplaires en matière de lutte contre le dérèglement climatique, de préservation de la biodiversité, d’éducation et d’égalité femmes-hommes.

Sur toutes ces questions, les ONG nationales et internationales, notamment membres des groupes d’engagement C7 (Civil Society 7) et W7 (Women 7), ont développé des recommandations qu’elles ont portées tout au long du G7 et lors de chaque réunion ministérielle. C’est pourquoi, elles revendiquent une place pleine et entière au sommet de Biarritz, afin que les solutions contre les inégalités mondiales et le dérèglement climatique ne soient pas décidées en vase clos mais réellement discutées avec les représentants et représentantes de la société civile. À ce jour, la proposition de participation au sommet du G7 faite par le gouvernement n’est pas acceptable.

Pour Philippe Jahshan, président de Coordination Sud : « Si la France a communiqué à plusieurs reprises sur son souhait d’associer tous les acteurs et actrices de la société aux discussions, le sommet de Biarritz ne reflète pas cette intention et suscite l’incompréhension des ONG. La société civile dans son ensemble et dans toute sa diversité doit être représentée au sommet.  Il ne nous a été proposé que 10 accréditations. Est-ce sérieux ? »interroge Philippe Jahshan. « Nous attendons beaucoup plus. Cette représentation serait la plus faible historiquement depuis que les organisations de la société civiles sont investies dans le G7 et constituerait un précédent dangereux. »

Les ONG demandent également que les textes négociés pendant les trois jours du sommet soient  portés à leur connaissance en temps réel et qu’elles puissent être en contact direct avec l’ensemble des journalistes qui suivent à Biarritz le sommet, afin de faire part de leurs analyses et réactions. Ceci inclut un accès au centre des médias internationaux, pour l’instant interdit, contrairement aux éditions précédentes.

Ce droit d’expression fait partie intégrante des missions des ONG. L’empêcher de pouvoir dialoguer librement avec la presse conduirait tout bonnement à un musellement de la société civile, sans précédent. C’est aussi une demande légitime dans un G7 qui se veut au format « renouvelé et inclusif ».
Cette année, l’Élysée a proposé à trois reprises de rencontrer les ONG et trois fois le Président a annulé sa venue au dernier moment. Ces revirements interrogent quant à la volonté réelle du président d’échanger avec la société civile et de nourrir les propositions de la France des contributions des ONG. Le 23 août, veille du sommet, une rencontre est prévue entre les ONG et Emmanuel Macron. Pour nous, elle doit s’inscrire dans l’ouverture à la pleine présence des ONG à Biarritz.

Il est encore possible pour la présidence française de montrer qu’elle souhaite réellement associer la société civile au G7. Pour cela, une représentation des ONG en plus grand nombre au sommet ainsi qu’un accès non contraint à la presse sont nécessaires. Dans le cas contraire, l’ouverture du G7 à la société civile ne serait qu’une parodie et les ONG questionneront la pertinence de leur participation.

Contact presse


Pour le C7 : Olivier Jablonski-Sidéris, Chargé de communication, Coordination SUD jablonski@coordinationsud.org  | 
01 44 72 87 15 / 07 76 78 15 19

Pour le Women 7 : Camille Nozières, Chargée de relations presse, CARE France nozieres@carefrance.org |
07 86 00 42 75

Note aux rédactions


Le G7 est un groupe de discussion et de partenariat économique réunissant les sept plus grandes puissances mondiales. Il comprend les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Italie, le Canada et la France qui en assument chaque année dans cet ordre la présidence. En 2018, le G7 s’est réuni au Canada et il se tiendra en France du 25 au 27 août 2019 à Biarritz.

Le C7 (Civil Society 7) est un groupe d’engagement du G7 créé en 2000 lors du Sommet du G7 d’Okinawa au Japon. Il a pour objectif de porter les recommandations des acteurs non étatiques dans le cadre des processus de négociation du G7. Le C7 rassemble quelques 170 organisations de la société civile et associations des pays membres du G7. Sous la présidence française du G7 en 2019, le C7 est coordonné par Coordination SUD.  Suivre l’actualité du C7 : coordinationsud.org

Le W7 (Women 7) rassemble des organisations féministes des pays du G7 et du monde entier. Sa mission principale est de s’assurer que les pays du G7 prennent des engagements tant financiers que politiques en 2019 et au-delà, qui permettront d’avoir un impact concret et durable sur la vie des femmes et des filles partout dans le monde. Pour en savoir plus : feministscount.org

 

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10 août 2019

ALSACE : Quel bilan pour la pollution de l’air au premier semestre 2019 ?

Selon ATMO Grand Est, l'Alsace a connu 9 grands jours de pollution intense avec une mise en alerte de niveau 3 entre les 24, 26 et 29 juin 2019. Sans même se focaliser sur les seuils d'alerte, on respire mal en permanence dans certaines zones urbaines.

Le territoire de l’Eurométropole sera transformé dans quelques années en zone à faibles émissions, et pas uniquement les jours de pics de pollution. PHOTO DNA

Nous aurions pu mieux respirer en Alsace ... Ce qui n'a pas était le cas en mars comme en juin dernier avec les dépassements des seuils d'information à la pollution et que nous ayons connu cela en mars pour les Particules fines comme en Juin pour l'Ozone ... Et la pollution à l'Ozone, malgré toutes les initiatives de bonnes volontés prises depuis le 1er semestre dernier, n'a pas pour autant diminuée !!! 

Voir l'image sur Twitter

Pour ce mois d'Août 2019, nous vivons une période durant laquelle les 3,4,5 et 6 août derniers, l'Ozone continue à pogresser - il faut tenir compte des températures en hausses et pour le 6 août : La reprise des activités ... Enfin, les études ont fait la démonstration d'une hausse des Particules !

PM (Particules en suspension)

Les microparticules, de la taille du micromètre (µm, un million de fois plus petit qu'un mètre) ne sont pas visibles à l'œil nu. Ce sont celles qui sont mesurées dans l'air à travers :

  - Les particules PM10, de taille inférieure à 10 µm (6 à 8 fois plus petites que l'épaisseur d'un cheveu ou de la taille d'une cellule) et qui pénètrent dans l'appareil respiratoire.
  - Les particules fines ou PM2,5, inférieures ou égales à 2,5 µm (comme les bactéries) et qui peuvent se loger dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires (alvéoles).

 

Ces particules ont des effets sur la santé, principalement au niveau cardiovasculaire et respiratoire. Elles ont trois origines :

  1 Les rejets directs dans l'atmosphère. En Île-de-France, l'industrie rejette un tiers des particules PM10 émises dans la région, toutes activités confondues.Les activités domestiques, entreprises, commerces, artisanat, en particulier le chauffage (dont le chauffage au bois) produisent un quart des PM10 rejetées dans l'air francilien. Idem pour le trafic routier.
  2 Les remises en suspension des particules qui s'étaient déposées au sol sous l'action du vent ou par les véhicules le long des rues.
  3 La transformation chimique de gaz. Par exemple, dans certaines conditions, le dioxyde d'azote pourra se transformer en particules de nitrates et le dioxyde de soufre en sulfates.

 

Ces deux dernières sources donnent lieu à des transports de particules à travers l'Europe, comme pour l'ozone. Ce sont à la fois les plus difficiles à quantifier et celles sur lesquelles il est le plus compliqué d'agir pour faire baisser les niveaux de particules dans l'air.

 

Particules fines = Quels impacts sur la santé ?

 Résultat de recherche d'images pour "particules fines"

 Déjà 6 jours de dépassement des seuils pour le 1er semestre 2019.

ATMO Grand Est a recencé pour le 1er semestre 2019, six jours de dépassement des seuils d'information à la pollution. Il faut distinguer les 3 principaux polluants : l'ozone, les particules fines, et le dioxyde d'azote (NO2). « Ils sont différents de par leur composition chimique, mais ils sont tous irritants pour les bronches », note le Dr Jean-Philippe Santoni, pneumologue et membre de la Fondation du souffle, qui lutte pour mieux respirer. Par exemple, l'ozone se forme lorsqu'il y a une combinaison dans l'air de composés organiques volatils, d'oxyde d'azote, et de fortes chaleurs et d'ensoleillement.

Trois jours de pic de pollution ont concerné les particules fines, et les trois autres, l'ozone. Il s'agit du 22,23 et 24 mars 2019 pour les Particules fines comme des 24,26 et 29 juin derniers pour l'Ozone. L'augmentation des températures et la diminution des vitesses de vents prévues pour ce samedi favoriseront l'augmentation des niveaux d'ozone.Selon le rapport d'avril du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa), les principaux secteurs responsables sont la transformation d'énergie par l'industrie (31 %) ; la combustion de bois pour chauffer les habitations (30 %) ; l'agriculture avec l'utilisation d'engrais (20 %) ; et les transports, du fait notamment de la combustion de diesel (15 %). Malgré sa dangerosité avérée, le diesel continue de bénéficier d'une fiscalité favorable en France, où il représente 60 % du parc automobile.

 Infographie Visactu

 

Dioxyde d’azote (NO2)

Le dioxyde d’azote est un composé chimique de formule NO2. Il s’agit d’un gaz brun-rouge toxique suffocant à l’odeur âcre et piquante caractéristique. Il constitue le polluant majeur de l’atmosphère terrestre. Il est notamment produit par les moteurs à combustion interne et les centrales thermiques.

Définition du dioxyde d’azote

Le dioxyde d’azote (NO2) se forme dans l’atmosphère à partir du monoxyde d’azote (NO) qui se dégage essentiellement lors de la combustion de combustibles fossiles, dans la circulation routière par exemple. Le dioxyde d’azote se transforme dans l’atmosphère en acide nitrique, qui retombe au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d’autres polluants, à l’acidification des milieux naturels. Les concentrations de NO et de NO2 augmentent en règle générale dans les villes aux heures de pointe. Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d’électricité, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).

Le dioxyde d’azote fait partie de la famille des oxydes d’azote. Selon la Directive sur l’air ambiant et un air pur n Europe de 2008, les oxydes d’azote sont la somme du rapport de mélange en volume (ppbv) de monoxyde d’azote (oxyde nitrique) et de dioxyde d’azote, exprimé en unités de concentration massique de dioxyde d’azote (μg/m3)

Effets sur la santé

Dans l’air, le NO2 a les effets suivants:

  • C’est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires à des concentrations dépassant 200 μg/m3, sur de courtes durées.
  • C’est le principal agent responsable de la formation des aérosols de nitrates, qui représentent une proportion importante des  PM 2.5 et d’ozone, en présence de rayons ultraviolets.

Les études épidémiologiques ont montré que les symptômes bronchitiques chez l’enfant asthmatique augmentent avec une exposition de longue durée au NO2. On associe également une diminution de la fonction pulmonaire aux concentrations actuellement mesurées (ou observées) dans les villes d’Europe et d’Amérique du Nord.

Origine du polluant (CITEPA)

Les oxydes d'azote (communément définis comme NOx = NO + NO2) proviennent, comme le SO2, essentiellement de la combustion des combustibles fossiles et de quelques procédés industriels (production d'acide nitrique, fabrication d'engrais, traitement de surfaces, etc.). Ils sont principalement formés dans les chambres de combustion et ont trois origines (mécanismes décrits sous forme simplifiée) :

    • origine thermique

N2 (air) + O2 → 2 NO lorsque la température excède 1400°C

    • origine combustible

R-NH2 (azote combiné du combustible) + O2 → NO + ... si N combiné dans le combustible

    • NO prompt

N2 + CH →HCN + N puis NO après différentes étapes même à plus basse température

Le NO se transforme en présence d'oxygène en NO2 (de 0,5 à 10%) dans le foyer. Cette réaction se poursuit lentement dans l'atmosphère et explique, dans le cas des villes à forte circulation, la couleur brunâtre des couches d'air pollué situées à quelques centaines de mètres d'altitude (action conjointe des poussières). Les NOxinterviennent également dans la formation des oxydants photochimiques (ozone troposphérique) et par effet indirect dans l'accroissement de l'effet de serre.

Les principaux émetteurs de NOx sont le transport routier (d'où une politique de réduction au moyen de pots catalytiques par exemple) et les grandes installations de combustion. Volcans, orages, feux de forêts contribuent aussi aux émissions de NOx.

Effet du polluant (CITEPA)

Le NO2 est toxique (40 fois plus que CO, 4 fois plus que NO). Il pénètre profondément dans les poumons. Les pics de concentrations sont plus nocifs qu'une même dose sur une longue période. Le NO est un gaz irritant pour les bronches, il réduit le pouvoir oxygénateur du sang.
Les oxydes d'azote (NOx) participent à l'acidification de l'air, donc des pluies (via la formation d'acide nitrique). Ce sont également des précurseurs d'ozone, également néfaste pour l'environnement et la santé.

TABLEAU CITEPA

 

La pollution en Alsace

 

 

      OZONE (03)   PARTICULES    DIOXYDE

                                               FINES (PM)      D'AZOTE (N02)

 

CONSEQUENCES SUR L'ORGANISME

 

 

Si on se replonge plus loin dans l'historique, on relève douze jours de pollution intense en 2017, 19 en 2016, et 16 en 2015. « C'est compliqué de voir une tendance en se basant sur les jours de dépassement des seuils. La canicule est, par exemple, un phénomène complètement atypique », tranche la directrice générale d'Airparif. En 2003, on avait eu 19 jours de pic de pollution à l'ozone, à cause de l'énorme coup de chaud de l'été.

 …Et ça risque de s'aggraver d'ici la fin de l'année. Mais attention, l'année 2019 est très loin d'être terminée. Et d'ici la fin de l'été, un nouveau pic caniculaire, même moins élevé que celui qui vient de passer, pourrait bien se reproduire. « Avec le changement climatique, on s'attend à plus de conditions météo extrêmes. Et si on a plus de canicules, on aura vraisemblablement plus de jours de pollution à l'ozone »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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09 août 2019

Pollution de l'air en Alsace : Pourquoi cela ne s'améliore pas vraiment ?

L'Anses a publié - le 15 juillet dernier - une étude importante de 118 pages sur la pollution de l'air. Elle recommande de mieux surveiller les plus petites particules, de prendre en compte l'abrasion des freins et de trouver des alternatives à la voiture.

https://www.anses.fr/fr/system/files/AIR2014SA0156Ra.pdf

 

On a une vision de plus en plus nette des gaz et minuscules matières qui polluent notre air. Alors que la concentration de ces toxiques dans l'atmosphère est responsable en France de 48 000 morts anticipées par an, l'étude publiée par l'Anses (agence nationale sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du travail) scanne les dernières avancées scientifiques sur le sujet. Commandé par le gouvernement, ce rapport fait également des propositions fortes pour mieux gérer la pollution automobile qui ne baisse pas si on prend bien en compte tous les paramètres.

Tenir compte des particules ultrafines

Cette fois, il ne s'agit plus du énième cri dans le désert d'un lanceur d'alerte : l'Anses réclame à la suite de nombreuses associations de mieux surveiller les particules ultrafines (PUF). Plus petites que les fameuses PM10 ou PM2,5, elles ne dépassent pas 0,1 micron. « Jusqu'en 2013, quelques études laissaient entendre le lien entre ces particules et des atteintes cardiovasculaires et les décès anticipés, l'association était moins évidente pour la santé respiratoire. Les études parues depuis ont confirmé ou renforcé le lien entre les PUF et ces trois problématiques », insiste Valérie Pernelet-Joly, chef d'unité des risques lié à la pollution de l'air de l'Anses.

 

Pollution de l’air : pourquoi ça ne s’améliore pas vraiment

 

Pourtant, il n'existe toujours pas de normes pour ces minuscules toxiques, donc pas de seuils d'alerte et personne pour les mesurer en continu dans les grandes agglomérations. « Nous réclamons une surveillance réglementaire depuis bien longtemps ! s'exclame Franck Olivier Torro, de l'association Respire. Sinon constructeurs et pouvoirs publics se targuent tranquillement de la diminution apparente de la pollution. Or c'est faux ! Les voitures émettent simplement des polluants plus petits qui passent sous les radars. »

 

L'Anses plaide dans le même sens. « Il faut que les directives européennes réglementent ces particules ultrafines », insiste Valérie Pernelet-Joly. Pour l'heure, les associations de surveillance de qualité de l'air comme Airparif pour l'Ile de France ou Atmo-Sud pour la région PACA ont bien développé des outils pour les comptabiliser, mais à toute petite échelle, à titre expérimental.

ATMO Grand Est aurait développé ce type d'outils mais il reste encore à vérifier tout le contenu du programme existant lequel demande d'être encore amélioré ne serait ce qu'à son niveau expérimental...

Freinage et pneus pèsent lourd

C'est nouveau, l'étude de l'Anses montre que la pollution routière ne sort pas uniquement des pots d'échappement, loin de là ! Il faut aussi compter avec les particules émises par le frottement des pneus contre la chaussée, ou lorsque les plaquettes de frein se pressent l'une contre l'autre… sans oublier toutes les minuscules poussières au sol redispersées dans l'air au passage des véhicules.

« On parle de substances baptisées aérosols inorganiques secondaires, d'ammonium, de sulfate, nitrate et même des métaux type fer ou zinc. C'est un enjeu important, pas encore assez pris en compte », pointe la pro des risques à l'Anses. « Les voitures électriques ne brûlent pas de carburant certes mais par ces moyens elles polluent autant si ce n'est plus, si elles sont plus lourdes à cause de leur batterie », fait-elle remarquer. Et si l'on lessivait la voirie à l'eau pour éviter qu'elles ne flottent dans l'air, ce serait efficace ? « Non, la seule façon de ne pas les rediffuser est de ne pas rouler », répond Valérie Pernelet-Joly. Selon elle, il faut impérativement que l'on tienne compte de ces critères. Notamment pour décider des restrictions de circulation qui excluent les voitures électriques.

Une seule solution, réduire le trafic !

Dans son étude, l'Anses a modélisé plusieurs scénarios du futur en utilisant l'Ile-de-France comme laboratoire. « Pas par parisianisme mais parce que c'est la région la plus peuplée », précise Valérie Pernelet-Joly. Par exemple, dans un premier scénario, tous les diesels sont équipés de filtres à particules. Dans un autre, les véhicules électriques se développent à vitesse grand V. A trafic constant, dans toutes ces projections, même les plus optimistes, la pollution baisse certes. Mais la concentration de toxique de l'air ambiant reste supérieure aux seuils fixés par l'OMS. C'est-à-dire que la teneur en gaz et les particules en suspension restent quoi qu'il en soit dangereuses pour la santé.

« Le levier principal est de réduire le trafic », martèle Valérie Pernelet-Joly. L'Anses préconise donc plus de transports en commun et quand c'est possible de remplacer le petit tour en voiture par une bonne marche ou quelques minutes à vélo.

 

Merci au Parisien lequel m'a apporté le graphique très pertinent !

 

LeParisien

 

 

 

 

 

 

 

 

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08 août 2019

Panorama 2019 des marchés de la transition énergétique

Quelles sont les dix tendances clés sur les marchés de la transition énergétique ? Le Panorama 2019, réalisé par GreenUnivers et EY et présenté ce matin au Forum national des éco-entreprises du Pexe, décrypte les évolutions les plus marquantes des politiques publiques, des acteurs et des grands secteurs dans le domaine de la transition énergétique.

L’Etat : une stratégie brouillée par les événements

Du côté de l’État, au cours des derniers mois, la puissance publique a multiplié les signaux contradictoires. Si les ambitions en matière de transition énergétique ne sont pas remises en cause, plusieurs événements récents ont brouillé sa stratégie. La taxe carbone a été la première victime de la crise des gilets jaunes et la présentation de la Programmation Pluriannuelle de l’énergie 2024-2028 a déçu en raison de la révision à la baisse des objectifs en matière d’économies d’énergie et des perspectives limitées pour certaines filières comme le biogaz et l’éolien en mer. Néanmoins, dans ce secteur, 2019 devrait être une année importante. Les résultats de l’appel d’offres du parc éolien de Dunkerque seront bientôt connus, vraisemblablement en juin. Plusieurs milliards d’euros d’investissements et des centaines d’emplois sont en jeu.

Dans les territoires en revanche, la dynamique est autrement plus claire. Et plus forte. Les régions sont en effet de plus en plus nombreuses à passer à l’action dans le déploiement de projets structurants en matière de production d’énergie verte, de mobilité propre, de rénovation thermique des bâtiments…

Les investisseurs se montrent également très actifs, que ce soit pour le financement de projets ou en equity au capital des entreprises du secteur. Un record a d’ailleurs été franchi dans les levées de fonds en 2018.

Consolidation des marchés

Sur les marchés, l’une des tendances les plus spectaculaires est la consolidation rapide du secteur des énergies renouvelables où le nombre de développeurs-producteurs indépendants se réduit comme peau de chagrin. Les fusions-acquisitions sont particulièrement  dynamiques, menées le plus souvent par les utilities comme EDF et Engie ou les géants de l’oil&gas parmi lesquels Total. Sans compter les acteurs étrangers comme EnBW, en négociation exclusives pour racheter Valeco.

Au cours de ces derniers mois, une autre tendance a vu le jour. Désormais, les certificats d’économies d’énergie deviennent un élément incontournable dans le financement des actions en matière d’efficacité énergétique. Ce rôle accru a une conséquence : une facture qui s’envole pour les fournisseurs d’énergie, bailleurs de fonds de ce système.

Découvrez ci-dessous le Panorama 2019 des marchés de la transition énergétique en France (ici en PDF)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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07 août 2019

LOI ÉNERGIE : UN ACCORD TROUVÉ SUR L'ÉPINEUSE QUESTION DES PASSOIRES THERMIQUES

Les députés et les sénateurs sont parvenus à un consensus sur le projet de loi énergie et climat, ce jeudi 25 juillet. Y compris sur la façon d’accélérer la rénovation des passoires énergétiques.

“Une loi d’équilibre, ambitieuse et tournée vers l’avenir”. C’est en ces mots que le député du Gard Anthony Cellier, rapporteur du projet de loi énergie et climat à L’Assemblée, s’est félicité de l’accord trouvé ce jeudi matin entre députés et sénateurs, en commission mixte paritaire. Pour rappel, le texte prévoit, entre autres, d’inscrire l’urgence écologique et climatique dans la loi, de réduire notre dépendance aux énergies fossiles, notamment via la fermeture progressive des centrales à charbon, un soutien accru aux énergies renouvelables, la création du Haut Conseil pour le climat, etc. Les conclusions de la commission mixte paritaire doivent encore être approuvées par les deux chambres, pour que le texte soit définitivement adopté. Ce qui devrait intervenir à la rentrée.

A noter qu’un large volet du texte est consacré à la lutte contre les passoires thermiques, ces logements les plus mal isolés, classés F et G par le diagnostic de performance énergétique (DPE). La majeure partie des dispositions adoptées en première lecture à l’Assemblée avaient été confirmées au Sénat. Un premier point de désaccord se situait sur la date d’entrée en vigueur d’une mesure : celle visant à informer les futurs locataires ou acquéreurs d’une passoire énergétique des dépenses d’énergie inhérentes au logement (voir plus bas). Les sénateurs souhaitaient l’avancer d’un an par rapport à l’année retenue par les députés (2023). Cette disposition entrera donc finalement en vigueur au 1er janvier 2022.

La seconde incertitude concernait le seuil de décence. Lors de la première lecture à l’Assemblée, les députés avaient adopté une mesure visant à ajouter un critère de performance énergétique minimal à respecter, pour qu’un logement soit considéré comme décent. Ainsi, les logements étiquetés G en DPE devaient être qualifiés de logements indécents dès le 1er janvier 2022. Certains sénateurs avaient ensuite réussi à faire passer un amendement, contre l'avis du rapporteur, pour durcir cette disposition. La commission mixte paritaire est finalement revenue à la situation initiale, au motif que trop de logements risquaient de sortir du parc. "Ce n'était pas cohérent avec les travaux menés jusqu’ici, déclare à Capital le député Anthony Cellier. On ne peut pas considérer que tous les logements F et G sont indécents, à l'exception des étiquettes G, les plus énergivores". Le seuil de performance énergétique qui sera retenu doit encore être fixé par décret.

Sur le volet de la lutte contre les passoires thermiques, le texte revient donc dans sa version initiale, celle adoptée en première lecture à l’Assemblée, à l’exception de la date de mise en application de l’obligation d’information. Voici, dans l’ordre chronologique, les mesures qui devraient bientôt s’appliquer pour les passoires thermiques, si le texte est adopté en l’état :

  • 1er janvier 2021 : en zone tendue, un bailleur ne pourra pas revaloriser son loyer, tant que des travaux n’auront pas permis d’atteindre au moins la classe E.
  • 1er janvier 2022 : les annonces immobilières de vente et de location d’un bien à usage d’habitation devront obligatoirement indiquer le montant prévisionnel des dépenses d’énergie. Elles devront également mentionner l’obligation de réaliser des travaux de rénovation énergétique pour atteindre l’étiquette E, avant le 1er janvier 2028. Le vendeur ou bailleur devra enfin joindre un diagnostic de performance énergétique, plus complet que le DPE.
  • 1er janvier 2022 : les biens immobiliers à usage d’habitation devront respecter un critère de performance énergétique minimal pour être qualifiés de logements “décents”.
  • 1er janvier 2028 : tous les logements (à l’exception des copropriétés en difficulté) devront respecter les critères de performance énergétique minimums de la classe E (330 kWh / mètre carré / an). Les annonces de location ou de vente des logements ne respectant pas cette obligation devront mentionner que le bien n’est pas conforme à la réglementation en vigueur.

 

Loi énergie : un accord trouvé sur l'épineuse question des passoires thermiques

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

 

 

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06 août 2019

Rapport spécial du GIEC

Une transformation radicale de l’usage des terres est nécessaire pour lutter contre la crise climatique

La 50e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) s’est ouverte le 2 août à Genève et rendra ses conclusions le 8 août. Le GIEC présentera un rapport spécial sur les liens entre le changement climatique et la gestion des terres.

A cette occasion, le WWF lance un appel urgent aux gouvernements pour qu’ils reconnaissent que sans transformation radicale de l’utilisation des terres, sans préservation des forêts et sans une modification profonde des systèmes alimentaires, nous ne pourrons pas faire face à la crise climatique. Actuellement, l’agriculture, la sylviculture et les autres utilisations des terres, sont responsables d’environ 25% des émissions mondiales des gaz à effets de serre.

Le rapport du GIEC (attendu le 8 août) doit fournir une évaluation scientifique solide sur la manière dont les actions dans le secteur foncier peuvent aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
L’évolution vers une gestion durable des terres est essentielle pour freiner le réchauffement climatique et répondre à d’autres objectifs de société, tels que la protection de la biodiversité et de la sécurité alimentaire. En effet, l’agriculture, la foresterie et les autres utilisations des terres sont à la fois des sources de gaz à effet de serre (élevage, déforestation, pratiques agricoles, etc.) mais aussi des puits de carbone (forêts, prairies et carbone des sols agricoles, etc.) et constituent donc une partie de la solution dans notre bataille contre le changement climatique.

 

Agriculture sous serre au Champ des possibles (Rouen)

 

Selon le WWF, les recommandations du GIEC doivent être particulièrement claires sur :

  • Le fait que le climat et les terres interagissent étroitement. La façon dont nous utilisons les terres est en partie à l’origine de la crise climatique, et de ce fait accroît les risques auxquels font face les hommes et la nature – dégradation des sols et sécurité alimentaire par exemple.
  • Les besoins en terres de l’Humanité sont trop élevés et non soutenables. L’Homme a déjà modifié les ¾ des terres émergées, le statu-quo n’est pas une option alors que les pressions sur les terres vont aller croissant.
  • Préserver les forêts et modifier les pratiques agricoles sans agir sur le secteur de l’énergie n’est pas suffisant pour enrayer la crise climatique. Tous les secteurs (en particulier le transport et la production d’énergie) doivent contribuer à l’atteinte de l’objectif 1,5°C.
  • Nous faisons face à ces choix difficiles en matière d’utilisation des terres. Faire les bons choix dès à présent nous permettra de limiter le changement climatique, tout en améliorant la résilience des écosystèmes et des communautés, grâce notamment à une amélioration de la sécurité alimentaire.

 

 

Arnaud Gauffier, co-directeur des programmes par intérim au WWF Fance

« Le 29 juillet avait lieu le Jour du Dépassement, à partir duquel l’Humanité vit à crédit pour le reste de l’année. Ce nouveau rapport du GIEC est un exemple de plus de la pression insoutenable que nous faisons porter aux écosystèmes, notamment en matière d’utilisation des terres. Lutter contre la déforestation, modifier nos pratiques agricoles pour stocker du carbone dans les sols, consommer moins de viande ou restaurer les terres dégradées, toutes les solutions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre des terres et atténuer le changement climatique sont connues. Il est temps que le gouvernement français, les entreprises et les consommateurs passent à l’action ! »

 

 

Docteur Stéphane Cornéliun - expert du WWF international sur le changement climatique

 Nous avons besoin d’une transformation urgente de notre gestion des terres si nous voulons atteindre l’objectif de limiter la hausse des températures à 1,5°C tel que fixé par l’Accord de Paris. Cela nécessite des transformations sur le type d’agriculture que nous pratiquons, nos régimes alimentaires trop riches en viande, ainsi que la protection des forêts et autres écosystèmes naturels. Les choix que nous ferons permettront ou non de réduire les émissions de gaz à effet de serre

 

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05 août 2019

Vivre dans une Alsace propre !

Une nouvelle structure spécialisée dans la gestion des déchets, le recyclage, la pollution de l'air, la pollution de l'eau, Vivre dans une Alsace propre (...) sera mise en place en Alsace en relation directe avec le CITEPA,  expert référent de la pollution atmosphérique et du changement climatique, ATMO France qui est chargé de la Surveillance de la qualité de l'air au service de l'action, l'INS - l'Institut National de la Spatialité lequel appartient au Ministère de la Transition écologique et solidaire - WWF France, le MIT de la Low Tech .... Nous en reparlerons cette automne prochain car d'autres organismes devraient venir nous rejoindre ...
 
A l'origine deux hommes :
 
Le Docteur Vafi Vadsaria - Chercheur à Paris en économie Verte - lequel s'occupe de redonner vie à des villages au bord de la mort ....
 
Patrice Armusieaux - Fondateur et responsable du projet Autour du Soleil Développement - filière bois Innovations (ETi) - France Afrique USA avec son Usine 4.0.
 
C'est deux hommes se connaissent puisque le Docteur Vafi Vadsaria viendra s'installer en Alsace afin de participer au Projet Autour du Soleil et c'est ensemble qu'ils ont décidé de lancer et développer
 
 l'association : Vivre dans une Alsace propre !
 
A la suite de plusieurs entretiens avec divers professionnels, ils nous à sembler important de rappeler aux collectivités territoriales, aux consommateurs, au centre de tri de Scherwiller et son directeur comme son conseil d'administration, de rester bien prudent sur le recyclage des bouteilles plastiques : La consigne est une fausse bonne idée !
La feuille de route pour l’économie circulaire (FREC) publiée il y a tout juste un an mentionne l’ambition de tendre vers 100 % de plastique recyclé d’ici 2025. Par ailleurs, la signature le 21 février dernier du pacte national sur les emballages plastiques précise l’engagement collectif pris de faire en sorte que le plastique ne devienne jamais un déchet. Dans ce contexte, le Cercle National du Recyclage et la Fédération des entreprises du recyclage (FEDEREC) tiennent à rappeler toute la pertinence du service public de gestion des déchets pour viser et atteindre les objectifs fixés. 
 
70 % des bouteilles plastiques sont aujourd’hui collectées dans le bac de tri destiné au recyclage par le SITCOM.
 
Dès le début des années 90, parfois même avant la création des éco-organismes dédiés aux emballages ménagers, le service public de collecte et d’élimination des déchets s’est transformé pour permettre la collecte sélective des déchets d’emballages ménagers recyclables. Cette mise en place du « tri sélectif » a été gouvernée par un double souci de ne pas éparpiller les flux logistiques et de maintenir la cohérence d’ensemble des dispositifs mis à la disposition des usagers. 
 
Au final, les résultats sont là, avec à ce jour une performance globale de collecte sélective par le service public de 70 % des bouteilles en PET mises en marché hormis le gisement dit « hors foyer ». Il est d’ailleurs important de souligner ici que ce résultat découle pour bonne part de l’organisation souhaitée par CITEO et des moyens mis en œuvre par les collectivités locales. Or les coûts supportés par ces dernières ne sont pas indemnisés à hauteur de la responsabilité des producteurs. Il est donc facile d’en déduire que c’est avant toute autre chose au travers d’une augmentation des soutiens aux moyens de collecte que devrait d’abord s’envisager l’augmentation des performances.  
 
Améliorer avant de perturber Au moment où certains metteurs en marché s’apprêtent à prôner la mise en place d’un système de retour des emballages usagés au moyen de leur consignation, le Cercle National du Recyclage et FEDEREC appellent à la prudence pour au moins deux raisons : • le dimensionnement actuel des organisations de collecte et des centres de tri des déchets ménagers recyclables a été établi en prenant en compte le volume de tous les flux d’emballages plastiques visés. Si l’essentiel des bouteilles plastiques en PET devait être enlevé de la collecte et du tri par le service public, il est bien évident que la taille des équipements de collecte et de tri deviendrait inadaptée et source de surcoûts ; • dans le cadre de l’extension des consignes de tri à tous le déchets d’emballages plastique, une adaptation des centres de tri est en cours qu’il serait dommageable pour tous de remettre en cause du fait de la mise en place d’un système concurrent du service public.  
 
Ainsi donc, il semble bien que pour atteindre les objectifs nationaux fixés et avant d’envisager de perturber le dispositif de collecte globale de tous les déchets d’emballages ménagers existant qui a fait ses preuves et qui progresse en permanence, il est avant tout nécessaire d’envisager des mesures d’amélioration.   
 
Trois pistes à suivre avant de se déterminer Aux fins de parfaire les dispositifs actuellement en place et pour que chacun puisse trier ses déchets recyclables en toutes circonstances, le Cercle National du Recyclage et FEDEREC demandent :
 
 • d’accélérer l’extension des consignes de tri à tous les déchets d’emballages et permettre dès à présent aux collectivités qui le souhaitent de s’y engager sans passer par un appel à projet national qui laisse CITEO « maître du temps » ;
 
 • d’étendre la REP à la consommation hors domicile comme le recommande la mesure 18 de la FREC. En parallèle, soutenir un programme ambitieux de mise en place de la collecte sélective des déchets d’emballages et des papiers dans les lieux dits « hors foyer » comme les stades, les gares, les aérogares, les centres commerciaux, etc. Une attention particulière sera bien entendu portée à l’harmonisation des consignes de tri en place au sein des collectivités accueillant ces équipements ;
 
 • de veiller à l’application du décret « 5 flux » au sein des entreprises et administrations qui sont redevables de cette obligation. En 2025, à l’aune des résultats et de la trajectoire observés, il sera encore temps de se poser la question de l’opportunité de la mise en place d’un système de retour avec consigne des bouteilles plastiques de boissons.   
En 2025, à l’aune des résultats et de la trajectoire observés, il sera encore temps de se poser la question de l’opportunité de la mise en place d’un système de retour avec consigne des bouteilles plastiques de boissons.   
Docteur Vafi Vadsaria
 
Portable : 06 51 23 30 79
 
WhatsApp : https://whatsapp.com/dl/


Patrice Armusieaux

Portable : 06 78 28 16 55

Fixe : 03 88 82 30 41

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04 août 2019

L'homme augmenté !

Pour faire suite à la collaboration des cabinets Michael Page et Foresight Factory, une agence spécialisée dans l’analyse des tendances à venir, les deux organismes ont mené une étude portant sur les technologies et orientations qui définiront l'environnement de travail de demain. Grâce à l’analyse de ces tendances et avec les contributions de nos consultants en recrutement, nous avons tenté d’imaginer leurs répercussions sur les compétences de demain.

Qu’entend-t-on exactement par l’homme « augmenté » ? Partant de la constatation que l’homme repousse constamment les limites de ses capacités, nous nous attendons à ce que dans un monde où le pouvoir de la robotique et de l’IA croît, notre façon de travailler et de communiquer soit bouleversée. Ces avancées devraient nous permettre d’améliorer considérablement notre aptitude à effectuer des tâches pénibles, chronophages ou précises, et notre rapidité à analyser des problématiques complexes, ou incluant d’énorme quantité de données.

Dans un futur proche et au fil des évolutions technologiques, il se pourrait que les salariés bénéficient d’objets connectés et de wearables à haute performance (bracelets, montres…), de prothèses voire d’implants intelligents, pour les assister dans leur tâche, pour stimuler leur réflexion et même leur mémoire. Plusieurs exemples suggèrent d’ailleurs que ce futur est peut-être plus proche que nous ne l’imaginons. Ce genre de développement n’est probablement qu’un premier pas vers le développement de nouveaux usages, l’amélioration de l’expérience ou la simplification des tâches.

Elon Musk, fondateur de la société SpaceX, affirme que, « si les êtres humains veulent continuer à ajouter de la valeur à l'économie, ils doivent accroître leurs capacités par la fusion de l'intelligence biologique et de l'intelligence artificielle ». Musk préconise l'adoption de systèmes mécaniques ou numériques augmentés pour renforcer la capacité de l'homme.

Le wearable comme nouvel allié au travail

Les wearables biométriques, comme les montres intelligentes ou les lunettes connectées Google Glass 2.0 et les technologies de surveillance de la santé, nous donnent un aperçu de comment la technologie pourrait « augmenter » l'homme, l’aider à dépasser ses limites et exploiter pleinement son potentiel. Cette véritable (r)évolution technologique ne sera pourtant possible que si les wearables gagnent de l’influence dans l’univers du travail.

Dans la sphère professionnelle, les wearables peuvent aider les employeurs à comprendre les habitudes physiologiques et mesurer le bien-être de leurs collaborateurs, afin de leur apporter un soutien adapté. Ainsi, depuis quelques années, le groupe d'assurance Aetna récompense les collaborateurs qui font l’effort d’entretenir un rythme de sommeil suffisant et régulier. Les salariés qui le souhaitent peuvent utiliser un bracelet connecté à une plateforme interne dédiée au bien-être. Leurs habitudes de sommeil sont ainsi analysées et transmises automatiquement et ceux qui dorment plus de sept heures par nuit, plus de 20 nuits successives peuvent gagner de petites primes en espèces. En 2016, près de 20 000 collaborateurs du groupe avaient participé à ce programme.

Alors même que l'adoption du wearable reste assez faible dans le monde du travail, certaines sociétés sont pourtant déjà prêtes à envisager des techniques d’une forme plus invasives : l’implant. Three Square Market dans le Wisconsin, le teste sous forme d’une puce de la taille d'un grain de  riz, implantée dans la main de ses collaborateurs. Ceux-ci peuvent l’utiliser pour ouvrir les portes de sécurité, se connecter aux ordinateurs et même acheter des produits alimentaires et des boissons…

Le mix homme/technologie

Le principe selon lequel il y a des limites naturelles à nos capacités physiques et intellectuelles s’affaiblit progressivement. Même si les sociétés s’efforcent d’atteindre les normes les plus élémentaires et urgentes en matière de santé, l’idée que l’homme (ses atouts physiques et cognitifs, ses fragilités, ses limites) peut et doit être augmenté pour améliorer fondamentalement sa performance et sa qualité de vie fait son chemin.

BioStamp, par exemple, est un tatouage numérique, développé par la société américaine MC10, capable de capturer un large éventail de données. Directement gravé sur la peau, il recueille les données sur la température du corps, les niveaux d'hydratation, l'exposition aux rayons UV et plus encore. Une nouvelle étape a également été franchie avec un capteur ingérable qui communique avec un wearable. Actuellement, cette technologie affiche un grand potentiel dans le secteur de la santé où les données quantifiables sur le bien-être d’un patient au fil du temps sont inestimables. Comme pour bon nombre de ces technologies dans le secteur médical, nous ne faisons que commencer à en découvrir le potentiel.

Le livre « Beyond Human » d’Eve Herold nous renseigne sur le développement des nouvelles technologies médicales fondées sur l’association de l'informatique, des thérapies géniques et de la robotique. Elle soutient qu'elles ont le potentiel de transformer radicalement nos vies, en nous permettant de prolonger notre espérance de vie.

Encore une fois, tout semble indiquer que la réalité d’un travail réalisé par des personnes dont les capacités humaines seraient augmentées par l’intégration de pièces technologiques ou connectées est probablement plus proche qu’on ne le croit.

De meilleures conditions, mais à quel prix ?

Les données biométriques susceptibles d’être recueillies par l'intermédiaire de wearables pourraient permettre aux entreprises d’adapter les conditions de travail des collaborateurs en fonction de leurs réactions ou des données collectées. Certains sont plus performants à un certain niveau de glycémie, à différents moments de la journée ou même à différents niveaux d'éclairage ambiant. En recueillant ces informations, les entreprises seraient en mesure d'adapter l’environnement de travail afin d'augmenter le niveau de bien-être de leurs employés. Il serait alors possible de développer une nouvelle forme d'efficacité personnalisée, grâce au traitement des informations recueillies par les wearables.

Toutefois, les entreprises qui encouragent l'adoption de ces types de technologies avancent avec une grande précaution. Les salariés sont extrêmement sensibles à la confidentialité de leurs informations personnelles et exigent de solides garanties sur la sécurité leurs données personnelles. Une exigence qui serait d’autant plus accrue s’il s’agissait de données comportementales ou biologiques supplémentaires, dès lors qu’ils en auraient autorisé la collecte dans un cadre stricte et précis.

L’intégration de wearables ou de technologies plus invasives pourrait bien s’avérer très utile dans le cadre professionnel. Combinée à l'avènement de technologies telles que le deep machine-learning (apprentissage automatique) et l'intelligence artificielle, les salariés de demain pourraient voir leur bien-être tout autant que leur performance augmenté.

 

 

 

 

 

 

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03 août 2019

Maintenant, Ils viennent chercher votre argent jusque sur la table de votre cuisine !

Hier soir, avant d'aller vous coucher, vous avez laissé 40 dollars sur la table de la cuisine. Aujourd'hui, en vous levant vous découvrez qu'il n'en reste plus que 30 et que le fisc vous a laissé une note : "Merci beaucoup, nous avons pris 10 dollars de prélèvement".

Michael Keen, FMI

 

"C'est un vrai braquage [...] Si aujourd'hui les gens n'ont pas compris que ni leur épargne ni leur compte en banque n'étaient absolument pas en sécurité dans nos pays qui sont surendettés..."

Olivier Delamarche

 

Michael Keen, est directeur adjoint du département des finances publiques du Fonds Monétaire International.

Lorsqu'il annonce dès 2013 que le fisc va venir chercher votre argent jusque sur la table de votre cuisine, il sait de quoi il parle :

Le FMI est l'organisme qui s'occupe de "sauver" les finances des pays en faillite ou quasi-faillite, comme dans le cas de la Grèce. Et ce que vous venez de lire est selon lui le "Saint Graal" de nombreux économistes (dont il ne fait pas partie).

Cela remonte à 2013 et le FMI venait de publier une petite bombe au sein de sa revue Fiscal Monitor : il faudrait taxer la richesse privée de 10 %, simplement pour revenir à la situation de 2007.
 

Et surtout pour que cela marche, il faut que cela se fasse d'un coup, sans aucun signe avant-coureurexactement comme Monsieur Keen le décrit, sauf que l'argent est pris sur votre compte en banque et non sur votre table.


La proposition du FMI n'a pourtant rien de révolutionnaire. Dès 2010, la vénérable Banque des Règlements Internationaux s'inquiétait de la "restructuration" des dettes et des solutions pour y parvenir.

En 2011, le cabinet de conseil Boston Consulting Group avait mis les pieds dans le plat. Selon les auteurs : une fois toutes les autres solutions essayées, il n'y aurait pas d'autre choix que de prélever 11 à 30% de la richesse privée en Europe.

Pour la France, le BCG estime la ponction nécessaire à 19% et même un peu plus pour aider les voisins encore plus endettés... Et c'était en 2011.

Aujourd'hui on serait plutôt à 30%, c'est-à-dire un tiers de tout ce que vous avez sur votre compte en banque.

Et puis plus rien... Comme si cette idée saugrenue avait disparu. Mais c'était pour mieux muter et réapparaître en 2017 sous la plume de l'influent économiste de Harvard Kenneth Rogoff.

On ne parle plus de taxe, ni de confiscation mais de "taux négatifs" que de nombreux pays, y compris la France, ont connus sans que cela pose de problème.

Mais il y aura une différence, prévient Rogoff : lors de la prochaine crise, les banques ne pourront pas faire tampon, elles devront répercuter ces taux négatifs sur leurs clients... C'est-à-dire se servir directement sur votre compte.

Comprenez-bien que cette mesure n'était pas possible encore récemment : c'est la marginalisation du cash, selon Rogoff, qui permet d'organiser cette ponction régulière.

Et il remet le couvert fin janvier dans Les Échos où il prévoit une récession avant deux ans contre laquelle la solution la plus "élégante" sera la ponction de vos comptes courants via les taux négatifs.

Comme vous voyez, l'idée de se servir directement sur vos comptes courants vient de loin et a fait son chemin depuis 10 ans.

Ça arrive maintenant

Depuis décembre dernier, les grandes banques centrales ont fait volte-face.

La Fed a annoncé en décembre limiter son processus de normalisation, puis être complètement flexible début janvier.

Le 15 janvier, la Banque populaire de Chine, prise de panique, a injecté en une seule journée 80 milliards de dollars sur les marchés.

Le 20 janvier, Mario Draghi annonce que les taux d'intérêt négatifs "ont été une mesure monétaire très efficace... Et le sont toujours."

Le 4 février, une analyse de la Fed de San Francisco annonce que les taux négatifs (que n'ont jamais pratiqués les États-Unis) auraient accéléré la reprise économique après 2008.

Les déclarations se multiplient pour soutenir le moral des investisseurs : mais cela ne suffit plus.

La machine s'est cassée, l'illusion ne fait plus effet.

Et il y en a un qui l'a vue venir gros comme une maison depuis tout ce temps, c'est Olivier Delamarche.

Il déclarait déjà en 2016 sur BFM Business :
 

"Soit on vous confisquera purement et simplement vos économies, soit vous aurez un effondrement des monnaies parce qu'à force d'en créer elles ne valent plus rien.

Quand vous aurez un effondrement des monnaies on aura de l'hyperinflation et on sortira tous avec des brouettes de billets pour aller acheter sa baguette.

Il n'y a pas de solution intermédiaire.

Ils prennent les gens pour des c***s et ça marche.

C'est un vrai braquage.

Il y a cette religion sur l'Euro il ne faut pas toucher à l'Euro. Mais l'Euro est mort.

Vous aurez un défaut de paiement généralisé qui prendra une forme ou une autre. Mais il aura lieu.

Si aujourd'hui les gens n'ont pas compris que ni leur épargne ni leur compte en banque n'étaient absolument pas en sécurité dans nos pays qui sont surendettés..."



Selon la dernière analyse d'Olivier qu'il s'apprête à publier, la récession, c'est maintenant, pas dans deux ans.

Comme le montre Olivier, l'Italie est entrée en récession, l'Allemagne probablement aussi, la situation chinoise est catastrophique et même les États-Unis sont en mauvaise posture.

C'est maintenant qu'il faut vous préparer à la prochaine étape de la crise... et personne ne le fera pour vous.
 

Le système et ses profiteurs seront sauvés par vous

Les mesures prises en Europe depuis 2008 pour éviter une nouvelle débâcle ne préservent pas les citoyens, elles font tout l'inverse en faisant tout reposer sur leurs épaules et je vais vous en donner un exemple :

La banque autrichienne Hypo Group Alpe Adria est en faillite. Et la région refuse de rembourser 6,4 milliards d'euros de placements garantis... Elle n'en a tout simplement pas les moyens.

La région est en faillite, la banque est en faillite.

Imaginez Matthias, retraité de Klagenfurt, capitale de la Carinthie qui fait partie des créanciers de la banque. En 2006, son banquier l'a persuadé de transférer son épargne en obligations de la banque... Le placement était 100% garanti par la région de Carinthie. À plus de 80 ans, Matthias se retrouve ruiné. Il ne touchera sans doute pas un euro de son épargne.

Matthias a quitté son appartement pour aller vivre chez sa fille. Il n'a plus de quoi se payer les médicaments contre son arthrose.

Matthias aurait pu toucher 75% de son épargne grâce à un accord à l'amiable proposé par le gouvernement autrichien.

Mais c'était sans compter sur les grandes banques allemandes : Deutsche Bank et Commerz Bank, mais aussi Dexia, qui n'en finit pas d'être liquidée, à qui la banque autrichienne doit aussi plusieurs milliards d'euros qui ont refusé l'accord.

Eux peuvent se lancer dans 10 ans de procédure judiciaire. Eux peuvent étaler le paiement sur des décennies tant qu'ils ne rayent pas cette créance de leur bilan.

Ce ne sont pour eux que des chiffres sur un grand livre. Matthias sera mort depuis longtemps avant de toucher quoi que ce soit.

Entre les milliers de Matthias en Carinthie et les banques, ce sont les banques qui gagnent.

C'est encore plus massif en Grèce où les 3/4 de l'aide européenne a servi a renfloué les banques européennes et grecques :

 

 

Nous avons atteint une situation où le système se retourne contre ceux qu'il devait servir.

C'est-à-dire vous.

Tout est en place pour que le "système" soit préservé à vos dépens ;

Et ce n'est qu'un avant-goût.

Voici ce qui va se passer ensuite :

 

 

Le jour d'après...

 

 

 

 

 

 

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